Qui sommes-nous
Une méthode née d'un magazine, dans un avion
Ulpan Story est né d'une frustration que connaissent beaucoup de ceux qui ont appris l'hébreu à l'école juive ou à l'oulpan. On sait lire. On connaît les lettres, les voyelles, des racines, des prières, des formules. Et pourtant, devant un vrai texte, on lit… sans comprendre.
Deux déclics
Le premier, pendant deux conférences en hébreu. Sans contexte, impossible de suivre. Avec un contexte (le sujet, l'orateur, ce qui est en jeu), on suit, on devine, on comprend bien plus qu'on ne le croyait.
Le second, dans un avion pour Israël. Le magazine de la compagnie était coupé en deux : cinquante pages en hébreu, sans nekoudot, puis cinquante pages en anglais. Nous avons fait l'exercice : lire l'hébreu, vérifier en anglais, revenir à l'hébreu. Ça marchait. Mais quel effort, à feuilleter sans cesse d'une moitié du magazine à l'autre.
Avec un contexte, on comprend. Sans contexte, on décroche.
De l'idée au livre
L'idée est venue tout de suite : mettre l'hébreu et sa traduction en pages miroir, et choisir des histoires qui donnent envie d'aller jusqu'au bout.
Le soutien qui s'efface est venu ensuite. En lisant en miroir, le regard s'échappe : on quitte une phrase en hébreu, on en retrouve une autre en français, et le fil se perd. Alors la traduction se retire peu à peu. Elle se troue, laisse place au vocabulaire, puis disparaît, pour que l'œil reste sur l'hébreu.
Et il fallait des histoires longues. Pour s'imprégner d'un vocabulaire, il faut le croiser, le recroiser, jusqu'à ce qu'il devienne familier. Une histoire suivie le permet ; dix textes de dix lignes, non.
Les racines, une clé souvent oubliée
Beaucoup de nos lecteurs ont, comme nous, appris l'hébreu tôt : les lettres, les voyelles, les racines, les shorashim. Ce bagage est précieux, et souvent inexploité.
Nos livres le mettent au travail. Chaque mot nouveau est relié à sa racine, pour que le lecteur déduise au lieu d'apprendre par cœur.
Ce que nous croyons
- 1
Le contexte fait comprendre
Déduire fait partie de nos capacités naturelles. Un lecteur qui suit une histoire devine bien plus de mots qu'il ne le pense.
- 2
Une histoire vraie se lit jusqu'au bout
On n'abandonne pas un espion à Damas au chapitre trois. L'envie de connaître la suite fait le reste.
- 3
Chaque livre, un nouveau monde de mots
Chaque histoire apporte son propre champ lexical : l'espionnage et l'armée avec Eli Cohen, d'autres univers avec les livres suivants. Livre après livre, le vocabulaire s'élargit au lieu de tourner en rond.
- 4
Lire comme en Israël, c'est lire sans voyelles
C'est le but de chaque livre : terminer sur l'hébreu du quotidien, celui des journaux, des panneaux et des messages.
Pour qui
Pour ceux qui savent déjà lire l'hébreu et veulent enfin le comprendre. Pour ceux qui préparent leur alyah, ou qui l'ont faite. Pour tous ceux qui aiment cette langue et veulent la retrouver.
Ulpan Story a commencé comme un projet pour nos proches. Ils ont adoré, et nous ont poussés à en faire une collection.